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90
Je travaille comme mécanicien et j'ai vu les conséquences directes sur le terrain. Le moteur coupe et redémarre des centaines de fois sur certains trajets urbains. La batterie et le démarreur prennent des cycles supplémentaires, ce qui pousse au remplacement plus régulier de ces pièces.
Les clients reviennent pour des pannes électriques qui ne se produisaient pas avant l'installation du système. Pour moi, l'économie annoncée ne compense pas la facture d'entretien pour beaucoup de conducteurs.
78
Je m'intéresse aux questions environnementales. Chaque coupure puis redémarrage du moteur provoque une phase froide du moteur. Pendant cette phase, les émissions polluantes peuvent monter, en particulier les particules fines et certains gaz liés au démarrage.
Au final, la réduction de consommation à l'arrêt n'efface pas entièrement ces rejets liés aux multiples redémarrages. Je garde donc une approche critique quand on présente le Start/Stop comme une solution propre.
56
J'ai failli avoir un accident à cause du système. J'étais arrêté dans un embouteillage, la voiture a coupé et au moment du redémarrage la direction assistée a mis une seconde à revenir.
Un véhicule derrière a klaxonné et j'ai paniqué. Depuis, je désactive le Start/Stop dans les zones où je dois manœuvrer. Ce n'est pas un problème technique majeur, mais pour moi c'est un risque de sécurité dans certaines situations.
67
Je suis ingénieur automobile et je vois ceci comme un compromis d'architecture . Le Start/Stop ajoute des composants : capteurs, relais, unité de gestion, batterie spécifique. Quand un élément tombe en panne, le diagnostic devient plus long et la réparation coûte plus cher que sur une voiture sans ce système.
Pour les flottes ou les voitures de grande diffusion, cela augmente le coût total de possession. J'estime que le gain énergétique doit être calculé contre le coût ajouté de maintenance et de remplacement des modules.
Source citée :midas.fr
36
Je connais des amis qui ont fini par désactiver le système. Ils adaptaient leur conduite pour déclencher ou empêcher le Stop, et certains ont gardé le choix désactivé.
Le comportement humain modifie l'effet réel : au lieu d'économiser du carburant, on finit par allumer et éteindre manuellement, ou par laisser tourner pour le confort.
J'en déduis que la technologie perd son intérêt si elle n'est pas acceptée par le conducteur.
27
Pour ma part, le bilan dépend du profil de conduite. Sur autoroute le Start/Stop n'intervient pas. En ville, il peut réduire quelques litres par an, mais pas toujours. Si les trajets sont courts et saccadés, la batterie se fatigue et la voiture peut demander des interventions.
J'évite d'accepter l'argument marketing sans vérifier mes propres relevés de consommation et les coûts d'entretien avant décision.
